vendredi 5 décembre 2008

Un hibou pas comme les autres…


Depuis que Daniel et moi avons participé à l’atelier (super intéressant) présenté par Rachel Bilodeau , on passe notre temps à zieuter le paysage, en quête d’oiseaux rares à immortaliser avec notre kodak. Toutes formes inusitées sont scrutées au peigne fin. N’allez pas croire que c’est une obsession (enfin, je ne pense pas), mais il faut savoir être attentif. Et fin observateur.

En effet, la gent ailée peut se nicher à bien des endroits. Un œil distrait, moins exercé à observer, ne verra pas le hibou perché dans l’arbre, camouflé par les branches. Un harfang des neiges passera inaperçu dans la blancheur d’un panorama hivernal. Une perdrix surgira inopinément du buisson, au moment où vous vous en attendiez le moins. Les outardes ne se pavaneront pas devant votre kodak, vous donnant tout le loisir de sortir votre attirail photographique. Non, non. Elles vont plutôt disparaître de votre champ de vision, en créant une envolée assourdissante. :o)

La chance, parfois, peut vous sourire. Comme ce matin frisquet où Daniel est revenu tout excité d’une randonnée. Les yeux pétillants, il me lance :

- Anne! Faut que tu viennes voir ça, j’ai vu un hibou perché sur un piquet, non loin d’ici!

- T’es sérieux?

- Oui, oui. Va chercher ton appareil on va essayer de le prendre en photo. Vite!!!

Dubitative, je m’exécute. Avec l’expérience (très mince) qu’on a accumulée à ce jour, je doute fort que ce rapace nocturne nous attende pour la séance de pose. ;o) Mais bon, je me laisse porter par la curiosité et l’excitation. Déjà, j’imagine le beau cliché que nous allons rapporter. J’enfile mon manteau, mes mitaines et mon foulard. Il fait froid dehors, cette promenade va me ravigoter.

On approche. Daniel me chuchote :

- Avançons accroupis, pour ne pas l’effrayer (truc appris avec Rachel; si l’animal ne nous voit pas, il ne se sent pas menacé).

J’approuve. À quatre pattes, on franchit un fossé et on va se cacher derrière une touffe de roseaux desséchés. Les voisins vont penser qu’on est en train de les espionner. Tout à coup, je l’aperçois.

Il est là! Immobile, prêt à sauter sur la proie qu’il n’a pas encore localisée.

Wow! C’est une chance inouïe, que je me dis, émerveillée. Je n’ai pas mes lunettes avec moi - et comme ma légère myopie m’empêche de le distinguer clairement - je prends mon appareil pour le croquer sur le vif et , par la même occasion, le voir de plus près.

Un hoquet de stupeur s’échappe de ma bouche. Je me tourne d’un bloc vers Daniel, le regard furibond :

- Mais, c’est un hibou en PLASTIQUEEEEE!

Et le voilà qui part à rire. Mais à rire. Cramper le gars. Quasiment plié en deux.

GRRRRRRR!!!!

Je me suis fait avoir comme une belle tarte.

Chu pas rancunière, mais il ne perd rien pour attendre, celui-là.

Image hébergée par servimg.com

1 commentaire:

Josée a dit…

Ah ce coquin de Daniel! Il est très drôle!

La lecture est la nourriture de l'âme.

La lecture est la nourriture de l'âme.
Un bon livre, une brise fraîche, une histoire exaltante pour nous tenir compagnie, quoi de mieux pour s'évader.